lundi 23 septembre 2019

IT'S CLOBBERING TIME !

(un bonbon à qui me donne la référence... sans aide de Google of course)

La mission ne se déroulait évidemment pas comme prévu. De simple escorte au départ, nous étions désormais en train d'enquêter sur des enlèvements, plusieurs meurtres probables, ainsi qu'une corvette butarienne enfuie.
Ca arrivait, évidemment. Quand on fait ce genre de job, on sait que l'ordre de mission est un joli papier qui nous décrit une situation idéale mais qui en fait signifie "Voilà le pitch de départ, mais une fois sur place démerdez-vous bien."

Du coup, lorsque la porte de l'étage souterrain a fini par être hackée et a révélé des butariens désireux d'en découdre (surpris de nous voir, certes, mais désireux d'en découdre tout de même), ce fut presque une bonne nouvelle.

Comprenez bien : quand on est payé pour descendre ou assommer des gens depuis plus de deux siècles, c'est presque comme quand on retrouve son fauteuil favori, celui qui a limite la marque de votre fessier imprimé dedans tellement vous l'avez squatté. Du reste pour un krogan, le combat est sans doute ce qui nous est le plus naturel, puisque nous avons génétiquement évolué pour y exceller.

Dans ce cas de figure, il n'y a même pas à réfléchir, juste à passer en pilotage automatique réglé sur "baston".
Il me faut une cible, et ça, j'ai.
Après on fonce et on tape jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus.

(Ah, si la vie était aussi simple !)

Dont acte.

L'Asari a été la première à passer à l'action. Dès la première attaque on sent qu'elle est plus à l'aise au combat qu'à commander des mercenaires dans notre genre. Tout de suite, elle m'apparaît plus sympathique.
Le Quarien est passé en furtif, le Galarien a activé ses drones de combat, le Drell s'est mis à snipper... Enfin je crois ? Tout ce que je sais c'est que je me suis rué sur l'ennemi le plus proche pour lui en coller une. Il n'est pas tombé de suite... alors j'ai dû taper plus fort, et plus souvent. Il a rapidement fini par cesser de gigoter.

Par contre, certains petits malins en ont profité pour me prendre à revers, ce qui est probablement la chose la plus sensée à faire... à condition de m'étendre pour le compte. Parce que si je suis encore debout à l'issue de l'attaque, j'ai tendance à être... un poil chafouin. Et devinez comment je manifeste mon agacement ? Voiiiilà, c'est ça.

Mes camarades ont dû bien se débrouiller car alors que la plupart de nos ennemis gisaient par terre, j'étais clairement le plus amoché du lot ; ce qui une bonne nouvelle pour tout le monde en fait, et qui signifie que chacun a bien fait son boulot.

Voyant que l'affrontement tournait à son désavantage l'un des butariens tenta de fuir. Tactique judicieuse là encore, si ce n'était que cela me donnait l'occasion de pratiquer un petit sprint façon krogan, soit en accompagnant ma course d'une "légère" poussette sur ma cible. Il s'étala gentiment aux pieds d'un de mes camarades et se fit soudainement beaucoup plus coopératif.

Las, ce qu'il nous apprit n'était pas particulièrement positif : en effet, son chef d'escouade (embarqué à bord de la corvette) avait armé une bombe à retardement avant de quitter les lieux. Et le bip bip de plus en plus rapide qui émanait de la porte du fond semblait indiquer une explosion imminente...

Ni une ni deux, nous nous ruâmes vers l'ascenseur avec notre nouveau meilleur pote. Nous pensions être tirés d'affaire lorsque celui-ci se mit à monter... Erreur de calcul de notre part.
La déflagration sembla déchirer l'air en même temps que nos tympans, et le souffle agita la cabine comme un hochet de nourrisson krogan. Mais pire encore, le câble de la nacelle se décrocha et celle-ci commença à tomber en chute libre...
La survie de mes compagnons doit sans doute beaucoup au champ de force que déploya l'Asari avant l'écrasement final. J'avoue que même moi, sans nécessairement y rester, j'aurais sans doute passé un sale quart d'heure. Et après tout, tant mieux si mon facteur de régénération n'est pas sollicité à chaque fois !

Sain et sauf, nous pûmes constater que l'étage souterrain avait été réaménagé façon C4, il n'y avait donc plus grand-chose à en tirer.
Péniblement, nous nous hissâmes à la force des poignets le long des câbles rompus pour rejoindre la surface.

Je n'ai pas trop suivi quelle était la prochaine étape de notre trajet (si le butarien nous l'a fournie, moi j'étais juste là pour le faire parler... pas pour l'écouter) mais je crois bien que oui. Et probablement il risque d'y avoir de nouveau du sport.

Ca tombe bien, l'enquête ça va bien deux minutes hein !

(NdA : et sinon pour la réponse au titre de l'article...)


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