Diane était vraiment dans un salle état lorsque Drogar l’avait ramenée au
camps. Le reptile ne l’avait pas loupé et sans l’intervention fulgurante de
notre barbare et surtout le retour rapide au camp, Diane se serait certainement
vidée de son sang et je n’aurais rien pu faire.
Une fois son état stabilisé, nous avons installé Diane dans le chariot pour
qu’elle puisse recouvrer ses forces. Nous reprîmes la route pour Oomis en
redoublant de vigilance sur la faune nous entourant.
Le long de notre route, nous aperçûmes de multiples colonnes de fumée à
différentes distances.
Arrivés à Oomis, nous avons été surpris par le nombre de gardes à l’entrée
de la ville et par la tension, palpable de la population. Nous avons décidé d’aborder
le chef de la garde pour s’enquérir des nouvelles suite à notre départ il y a
de cela désormais plusieurs dizaines de semaines. Le garde nous raconta qu’une
bande d’hommes et de femmes vêtus de toge rouge qui sèment la terreur dans la
région et en ville en incendiant bâtiments, animaux et Hommes ! Suite à
ces révélations, nos regards se tournèrent vers Bassim. Des toges rouges et du
feu, cela ressemble à du Zaggath…
Diane proposa que nous passions la nuit dans son domaine au Nord de la
ville pour qu’elle puisse vérifier que son élevage de Kroark et ses sujets
allaient bien.
Durant tout le trajet, la chasseresse ne fait que de nous parler de ses Kroarks, les
meilleurs de la région selon se dires. Lorsque la route arrive enfin sur le
domaine, nous sentons que quelque chose cloche lorsque Diane remarque que les
premiers pâturages semblent délabrés. Diane semble encore plus tendue lorsque
nous apercevons des carcasses de Kroarks calcinés ça et là dans les pâtures.
Arrivés dans la cour de la ferme, Diane se dresse péniblement dans le
chariot pour fondre en larmes. Plusieurs bâtiments sont réduits en cendre et
des corps humains calcinés sont au milieu des décombres.
Tout le domaine semble sans vie et une atmosphère lourde pèse sur le lieu.
Le bâtiment principal semble intact bien que celui-ci ait dû être léché par les
flammes. Nous fouillons les décombres afin d’essayer de comprendre comment ce carnage
a eu lieu.
Les flammes ont tout détruit sur leur passage et aucun indice ne nous
permet de trouver qui a perpétré ces méfaits. Nous nous dirigeons donc vers la
maison pour y passer la nuit lorsque des bruits sourds semblent provenir de celle-ci.
Bahdrakil s’infiltre dans la bâtisse et débusque rapidement la poignée de
personnes présentes. Pris de panique par l’apparition soudaine de Bad, ceux-ci se
mettent à crier de peur. C’est alors que nous les rejoignons et que Diane les
reconnait en étant une partie de ses employées de la ferme.
Ceux-ci nous racontent qu’une semaine auparavant, un groupe de fanatique a
débarqué un soir et a incendié les bêtes, les bâtiments et les Hommes. La
troupe présente devant nous a réussi à échapper aux bourreaux car ils se sont
cachés dans la maison dès qu’ils les ont aperçus. Tous les autres sont morts.
Nos rescapés ont cru comprendre « Brûles les tous ! », « Gloire
à Mabath ! », « Notre grand Mabath sera heureux de nos offrandes ! ».
A ces mots, nous comprimes que ce n’est pas Mabath, mais la confrérie dédiée à
Zaggath, le Dieu vénéré par Bassim.
Diane s’est mise à hurler sur le magicien, sur la catastrophe de son culte, sur
les conséquences de son Dieu. Mais ce dernier, gardant son calme lui répond que
ces faits, s’ils sont bien l’œuvre des adorateurs de Zaggath, sont le résultat
du dévoiement de ses préceptes.
Nous avons passé la nuit dans la maison et sommes partis dès l’aube. Diane,
remise de ses blessures, mène la troupe afin de retrouver les auteurs de ces
crimes et leur faire payer leurs actes.
Arrivés à Oomis, nous nous sommes dirigés vers les entrepôts où Bassim avait
installé le culte.
Mais arrivé sur place, le quartier était bouclé et l’« entrepôt »
sous bonne garde. Là, les militaires nous expliquent que le gros de la secte
est parti s’installer dans les marais, mais que 5 acolytes dont leur meneur ont
été arrêtés et sont retenus dans la prison en attendant d’être pendus.
Nous nous sommes rendus à la prison car Bassim souhaite s’entretenir
avec le meneur, Sardo, afin de comprendre comment son culte a pu dévier.
Malheureusement, nous nous sommes fait éconduire par les gardes de la prison. A
y réfléchir, il est vrai que nous avons été un brin naïf quant à la possibilité
de rentrer dans ce fort.
Nous nous sommes repliés dans une taverne non loin pour échanger de la
suite de nos aventures.
Après quelques tournées de bières, le tavernier, bien que peu loquace de
prime à bord, a commencer à nous parler. C’est ainsi que l’on apprit que qu’une
expédition menée par la milice était prévue prochainement pour pourchasser les adeptes
de Zaggath ayant trouvé refuge dans les marais. Le tavernier nous parla aussi
de sa sœur qui habite un petit village des marais. Celle-ci lui a déjà parlé qu’elle
a vu des personnes vêtues de toge rouge se déplacer dans les marais. Notre
pyromane insista pour que l’on trouve un moyen pour interroger Sardo avant que celui-ci
ne soit pendu. C’est alors que Drogar lui mis une tarte monumentale, attirant l’attention
des vigiles. Drogar continua sur sa lancée et ne fis qu’une bouchée des deux
vigiles. C’est lorsque le barbare failli s’en prendre au tavernier que les
gardes de la ville s’en saisirent pour l’emmener en prison pour dégrisement
avec Bassim.
Bien que discutable, le plan de Drogar a marché. Lui et Bassim sont en
prison avec Sardo.





